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volume 5 numéro 22 |
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Septembre, en vérité…
Le maillot séché,
Les sandales rangées,
La peau basanée,
On retourne où il faut aller : À l’école, au boulot
Aux devoirs, aux fourneaux.
Là où la vie nous a placés
Comme si tout était tracé…
Ce n’est que demi-vérité,
Car après les grands congés
Viennent les rêves décuplés!
Ceux qui nous font désirer
Les amis complices, les jeux rigolos,
Les découvertes fantastiques et les défis nouveaux.
On échafaude nos journées À renfort de rêves ébouriffés
Et d’audaces bien placées.
Ainsi, le mois de la rentrée,
Censé être sérieux et appliqué,
Est-il en réalité
Le berceau désordonné de mille surprises espérées! |
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La rentrée, l’étrange mélange et les leçons de choses…
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De mes souvenirs émerge d’abord l’odeur du cuir : souliers, trousse et cartable au sens « français de France » du terme. Je suis allé à l’école en France. Un nouveau gilet de laine, tricoté en série pour mes frères et moi par mamy ou maman pendant les vacances, sur une plage en Espagne. L’envie d’un automne frais pour replacer sur mon grand lit bateau la chaude couverture piquée de la tante de Corberon. Qu’est-ce qu’il a rétréci mon lit depuis! Mais à l’époque, c’était mon refuge, mon château fort invincible! |
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1979. Cette année-là, j’entrais à l’école des grands. Gros changements! Le CM2, ça se passait dans le village voisin. Le ramassage scolaire se faisait grâce à une camionnette modifiée que l’instituteur des grands conduisait quatre fois par jour entre les villages. Au fond de la classe, sur une étagère, il y avait la statue d’un enfant qui tenait une grande bûche de bois en souvenir des écoliers qui, jadis, apportaient chaque matin une bûche pour chauffer la salle de classe. De l’autre côté, devant le grand tableau noir, une estrade et un bureau. Mais notre maître avait décidé de faire classe plus proche des élèves et avait installé un plus petit bureau devant l’estrade. Les pupitres de chêne étaient les mêmes que 100 ans auparavant, avec leurs trous pour l’encre noire et l’encre verte. Nous écrivions à la plume! Le maître pensait que si l’on réussissait à maîtriser cette technique, on serait capable de bien écrire avec n’importe quel instrument. Il y en a eu des pâtés et des accidents d’encriers cette année-là!
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Au centre de la salle de classe, il y avait un vieux poêle à pétrole, notre unique source de chaleur, qui servait aussi aux leçons de choses :
- Prenez vos plumes, jeunes gens, nous allons étudier les propriétés de l’air. Regardez cette feuille de papier à cigarette : si je la lâche au-dessus du poêle, elle s’envole. L’air chaud est donc plus léger que l’air froid, il monte et entraîne le papier. Retenez cela!
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Le jour où nous avons étudié la dilatation et la contraction des matières, le vieux poêle a démontré comment la connaissance pouvait avoir des implications économiques dans la vie de tous les jours.
- Voyez-vous, jeunes gens, toutes les matières qui font notre monde réagissent au froid et au chaud. Ainsi, plus on augmente la température d’une chose, plus elle grossit. On parle alors de dilatation. Inversement, plus on abaisse sa température moins le volume est important, on parle alors de contraction. Lorsque je commande le fuel qui sert à nous chauffer l’hiver, je demande au livreur de passer tôt le matin. Il fait plus frais, le fuel est contracté. Je règle donc une facture pour 500 litres de combustible à huit heures le matin. Mais, la chaleur aidant, je me retrouve avec 550 litres de fuel à midi. J’en ai donc obtenu 50 litres gratuitement.
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Cet homme érudit et passionnant jouait du violon pour nous récompenser de nos efforts d’apprentissage, pleurait en récitant des poèmes et nous emmenait au bois ou sur les berges de la Saône récolter les trésors qui serviraient à nous faire découvrir le fonctionnement du monde. Ce n’était pas l’école de Poudlard. Ce n’était pas il y a 100 ans. Mais mon année de CM2, si différente, reste gravée dans ma mémoire comme un temps merveilleux, unique, magique, un monde parallèle, protégé, passionnant, une grande source d’inspiration encore aujourd’hui…
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Le retour de Louna
« Je suis Louna, la petite Louna et j’aime rêver… »
Tout chaud sorti des presses, ce nouvel album nous ramène notre précieuse Louna!!! Celle qui a le pouvoir de transformer une bicyclette en cheval, son chien en gros lézard… Louna qui, avec quelques éléments de la réalité, ose créer des rêves colorés et réjouissants. Un livre qui nous donne envie, à notre tour, de nous risquer à croquer la vie à belles dents!!!!
GAUTHIER, Bertrand, ill. Gérard Frischeteau. Je suis Louna et je suis une étoile du cirque, Montréal, Québec Amérique Jeunesse, 2008.
Sylvain |
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De nouveaux poèmes à créer
Sylvain t’invite à «poèter» avec lui. Deux nouveaux poèmes viennent d’être mis en chantier. À toi de créer! |
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Le magazine J’aime…express est publié par Empreinte bleue.
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© Sylvain Dodier et Luc Pallegoix
Les propos contenus dans les chroniques n’engagent que leurs auteurs.
Dépot légal : Bibliothèque et Archives Canada et Bibliothèque nationale du Québec
ISNN : 1710-846 |
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